jeudi 1 novembre 2012

La Ligne rouge


Pourquoi vouloir s’élancer dans pareille folie ? Pourquoi vouloir être dans un an l’un des pionniers de l’UTMV – Southman ? Pourquoi vouloir devenir un « Southman » ?
Du soleil levant de la calanque d’En-Vau au soleil couchant du Mont Ventoux, nul doute, le 1er novembre 2013 sera une journée de souffrance, de voyage intérieur, une journée d’ascension…

« Qui sait tout souffrir peut tout oser » (1)
Oser, un leitmotiv personnel qui tourne à l’obsession, convaincu que les pionniers – ceux qui osent – bousculent avec leurs explorations et réalisations les certitudes et habitudes des immobiles.
Dans la vie, tel un pionnier de la ruée vers l’or empruntant la Chilkoot Trail au cœur de l’hiver 1897-1898, « chacun est à la recherche de son salut, comme une braise retirée du feu » (2). Pour autant, « Faut-il forcément escalader pour s’élever » (3), pour élever son âme ?




Près de trois ans d’errance solitaire après une bataille perdue contre une ennemie lâchement appelée « Crise » par « les élites », je mesure à mon tour que « La guerre ne rend pas les hommes plus nobles. Elle en fait des chiens… » (2).
Depuis ce jour de fin janvier 2010, je ne cesse d’être en quête d’un salut professionnel, d’un point de passage de l’avant vers l’après. Une angoisse, une quête, un assaut frontal à l’image de celui des soldats de la Compagnie Charlie en prise avec le difficile franchissement de la colline 210 lors de la bataille de Guadalcanal (2).

« L’amour, d’où vient-il ? Qui a allumé cette flamme en nous ? » (2)
Toujours cette question qui taraude l’esprit et puis comprendre en continuant d’oser, quitte à franchir La ligne rouge comme le soldat Witt (2), que nous ne devons pas faire les choses uniquement pour ce qu’elles nous rapportent – « je parle de celles qui font référence aux thunes » comme le dit ABD AL MALIK (4), mais avant tout pour ce qu’elles permettent d’offrir aux autres, à commencer par la liberté.

« J’étais un prisonnier ; tu m’as libéré… »
« Tout est un mensonge. Ô mon âme, recueille moi ! »
« Maintenant, tout est lumineux… » (2) comme le soleil levant au matin du 1er novembre 2013 dans l’échancrure de la calanque d’En-Vau, mais aussi comme le soleil couchant au crépuscule d’une journée, au crépuscule d’une vie…

Alors oui, s’élancer, oser se mettre en mouvement vers l’inconnu, toujours et encore, malgré la peur, parce que « La vie est une ascension, une montagne d’exigence. L’engagement qu’elle réclame vous marque au fer rouge… ».

Oser, plus qu’un leitmotiv, un devoir…car l’unique et précieux gain de votre vie se résumera à l’heure de la « Rencontre avec Joe Black » (5) aux seules audace, générosité et élégance du chemin que vous aurez su tracer et parcourir, courageusement, par amour des autres, colline après colline…

(1) une citation de Vauvenargues
(2) extraits de la voix off de La Ligne rouge – un film de Terrence Malick (1998)
(3) La montagne intérieure – un livre de Lionel Daudet – Editions Grasset (2004)
(4) C’est du lourd – une chanson d’Abd Al Malik – Album Dante (2008)
(5) Rencontre avec Joe Black – un film de Martin Brest (1998) 

Combien serons-nous à courir ?


Parce que la route mène toujours vers l'Ouest


Combien serons-nous à nous élancer ?


Pour les derniers Samouraïs


mardi 30 octobre 2012

Au commencement...

"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas,
c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles".
Sénèque

Une fois encore, l'inspiration vient du Nord, plus précisément des eaux froides d'un fjord jusqu'aux 1850 m d'altitude d'un sommet norvégien... 


Afin d'oser vivre semblable expérience jusqu'aux confins de soi-même et d'un groupe, CHILKOOT - La Compagnie Des Pionniers présente le Southman...




Au menu des réjouissances :

3,8 km de nage de la calanque d'En-Vau à la plage de Cassis
180,0 km de vélo entre le port de Cassis et le Signal de Lure
42,2 km de trail entre le Signal de Lure et le sommet du Mont Ventoux

Quelles que soient les conditions météo, aucune excuse,
"les derniers Samouraïs" ont rendez-vous le 1er novembre 2013 à 06H00 du matin,
en combinaison de nage, sur les galets de la plage de la calanque d'En-Vau.

Pour cette première édition, réservée à une poignée de participants (sur invitation), pas de "cutoff time".
Un seul objectif : gérer ses efforts successivement à la nage, à vélo et à pied, pour atteindre collectivement le sommet du "Géant de Provence" et ses 1912 m d'altitude à l'issue d'un triathlon longue distance de 226 km.

Du soleil levant au soleil couchant, une journée pour aller jusqu'au bout de soi-même et de l'esprit d'équipe...

"La vie est une ascension, une montagne d'exigence. L'engagement qu'elle réclame vous marque au fer rouge..."